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14 novembre 2007

A Rennes

Vote à bulletin secret à Rennes 2 le 12 novembre 2007, vote contre le blocage mais le mouvement pourrait se poursuivre

Les étudiants de Rennes 2 se sont prononcés lundi lors d'un vote à bulletins secrets contre le blocage de leur faculté dans le cadre du mouvement anti-loi Pécresse, mais la confusion régnait quant à une éventuelle reprise des cours, selon l'Unef et la présidence de l'université. Sur les quelque 18.000 étudiants de l'université de Rennes 2, bloquée depuis mardi, 3.290 ont participé à ce vote à bulletins secrets, dont le dépouillement s'est achevé peu avant 21H00. 61,82% des votants se sont prononcés contre la poursuite du blocage, 36,9% pour. Pour le gréviste Hugo Melchior (Sud), le vote à bulletins secrets n'avait au contraire aucune légitimité, ayant été "organisé" selon lui par la présidence de l'université. "La seule légitimité, c'est le vote des AG", a-t-il indiqué à un correspondant de l'AFP à l'issue du dépouillement. Il s'est donc prononcé pour une poursuite du blocage. "500 étudiants du comité de grève élargi sont réunis en ce moment-même dans un amphi de Rennes 2 pour continuer le blocage demain matin. Nous avons donc eu le résultat d'un vote, mais il ne sera sans doute pas respecté", a déploré le président de l'université Marc Gontard, interrogé par l'AFP. "C'est la preuve que ce mouvement est totalement antidémocratique", a-t-il poursuivi, estimant que le recours à une fermeture administrative était "une des hypothèses envisagées".

13 Novembre 2007

Le président de Rennes 2, Marc Gontard, a dénoncé mardi le "comportement terroriste" de la centaine d'étudiants armés de barres de fer ou de battes de base-ball qui continuent de bloquer l'université malgré un vote à bulletins secrets contre ce blocage la veille. "Ce matin, nous avons trouvé devant les portes des bâtiments de l'université des groupes déterminés ayant sous le manteau des battes de base-ball. Ce sont des groupes qui ont un comportement terroriste. Je pèse mes mots", a déclaré M. Gontard lors d'une conférence de presse sur le campus. La direction a annulé les cours mardi à l'université de Rennes 2 (lettres et sciences humaines) en raison de ce blocage qui crée un risque de tensions sur le campus. "On a voulu éviter l'affrontement pour la journée", a expliqué M. Gontard. "Face à une centaine d'étudiants violents, nous sommes démunis. C'est l'impuissance des démocraties face aux régimes totalitaires", a-t-il ajouté. La semaine dernière en assemblée générale, un vote à main levée avait été contesté par certains bloqueurs. Le syndicat étudiant Unef a reconnu sa légitimité, contrairement à Sud. Un groupe d'étudiants grévistes a prévu de manifester mardi après-midi de l'université à la gare, qu'ils entendaient bloquer. Un important dispositif de forces de l'ordre a pris place autour de la gare, a constaté un journaliste de l'AFP. . Finalement, la direction a annulé les cours mardi à l'université de Rennes 2 (lettres et sciences humaines), des étudiants bloquant l'entrée des amphithéâtres malgré un vote à bulletins secrets la veille contre le blocage, a annoncé la présidence. "Nous n'avons pas ouvert les bâtiments ce matin pour des raisons de sécurité. Une centaine d'étudiants au total bloquaient peu avant 08H00 les entrées avec cadenas et barre de fer", a indiqué le vice-président de Rennes 2 Jean-Emile Gombert à l'AFP

 

sources: AFP 

Commentaires

C un cas flagrant du non respect du choix d'une majorité d'étudiants, bizarrement ceux qui font le blocus ne respecte les votes que lorsqu'ils sont en leur faveur.

Ecrit par : lil | 14 novembre 2007

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